Excellent métrage horrifique réalisé par le tandem Alexandre Bustillo ( un journaliste du célèbre et trash "Mad Movies" ) et Julien Maury ( réalisateur entre autre de l'assez bien court-métrage "Pizza à l'oeil" ) avec, entre autres, les géniaux Béatrice Dalle, Alyson Paradis et Nicholas Duvauchel; ce métrage a été présenté à la Semaine de la Critique lors du gigantissime Festival de Cannes en 2007, qui a fait sensation, dû à son festival de scènes gore et trash qui, soit dit en passant, sont les pires qu'un film de genre Français n'ai jamais montré ...
Synopsis : Depuis la mort tragique de son mari dans un accident de voiture, Sarah est seule et malgré une mère omniprésente, c'est seule qu'elle passera son réveillon de Noël. Seule et enceinte. Cette nuit est la dernière que la jeune femme passera chez elle. Le lendemain matin, celle-ci doit entrer à l'hôpital pour accoucher. Dans sa maison, tout est calme. Jusqu'au moment où quelqu'un vient frapper à sa porte. Derrière, une femme prête à tout pour arracher l'enfant qu'elle porte en elle...
Présenté dans le magazine "Mad Movies" en avance par rapport à la date de sortie, "A L'Intérieur" a fait sensation dans la presse, telle une bombe enlisé dans un bourbier qui arrive à faire exploser les alentours de sa prison grisée ... Présenté dans "Première" ainsi que dans le magazine "Ciné Canal" sur Canal +, le film de Bustillo et Maury s'est, il faut le dire, prit une grosse claque lors de son exploitation au cinéma ( quelques 300 000 spectateurs en tout, si mes souvenirs sont bons ) ce qui est, franchement, une pure révolte vue à la qualité du métrage en lui-même.
Gore, trash, horrible, paralysant, émouvant, révoltant, percutant, effrayant, et surtout dégoulinant de suspense, le chef d'oeuvre ( n'ayons pas peur des mots ) de ce tandem est un véritable bijoux dans l'aube du cinéma de genre Français; ses scènes déjà cultes ( l'énucléation, le ciseau planté dans le genoux, la main "clouée" sur la porte ou encore la conclusion du film avec la césarienne en gros plan ), filmées avec un malin plaisir de rendre le spectateur complice de "La Femme", ont fait déjà vomir des centaines de spectateurs qui n'ont pas voulu ( ou pu ) rester dans la salle jusqu'à la fin de ce que je qualifierai d'un "Conte Moderne", comme le fut "Sheitan", de Kim Chapiron, en 2003.
Les sentiments éprouvés dans le film sont certes quelques fois confus ( on ne comprend pas pourquoi, la femme enceinte provoque quelques fois "La Femme" qui cherche désespéremment à lui voler son enfant, tout comme Sarah lui a voler le sien; vous comprendrez en ayant vu le film ) et la sauce horrifique est hyper assasonnée, mais rien ne nous empêche à savourer ce délicieux mets dans saignant dans notre lecteur DVD tellement les 2 réalisateurs/scénaristes de génie jouent avec leur plume pour nous faire frémir ... de plaisir, complément de leur splendide réalisation pour un tout 1er film ( il suffit de voir le making-off, divisé en plusieurs parties dans les bonus du très bon DVD édité chez Pathé, pour se rendre compte du travail exercé par Bustillo, Maury et toute leur équipe sur le tournage du film ).
En conclusion, un excellent film de genre, assez loin du Haute Tension de Aja et du Martyrs de Laugier ( sans doute à cause d'un manque évident de moral social ) mais qui restera dans le TOP 5 du meilleur du genre du 7ème Art Français.
On appelle ça, un "chef d'oeuvre" ...